Mon expérience de Medellín et Carthagène

Français

J’ai passé une semaine d’indulgence en mode touriste complet, comme tout jeune bobo pendant leur année sabbatique, à Medellín et Carthagène, 3 jours passés dans chacun, et un jour et une nuit sur l’ile Múcura.

Medellín [meðeˈʝin]

Medellín est la deuxième plus grande ville de la Colombie et accueillait un grand festival de musique techno qui coïncidait avec les vacances de mon ami Marco. On a seulement organisé d’y aller quand je lui ai rappelé que je venais voyager en Amérique Latine, et il a suggéré que nos chemins pourraient se croiser au festival de musique quand il rendra visite à sa famille là-bas. Je n’ai pas pour une seconde considéré de dire non ! C’était exactement ce que je cherchais ; un événement populaire local que ne nécessitait pas que je parle espagnol à un niveau intellectuel. Ça serait une façon merveilleuse de me familiariser avec le pays – un pays que j’espérais allais m’accueillir et m’apprendre quelques choses de moi-même dans les mois suivants.

J’étais émue que Marco et deux de ses cousins, Alex et Ana-Maria, soient venus me chercher à l’aéroport. Ana-Maria avait avec elle son fils de huit ans, Juan José, qui était une cible parfaite pour mes balbutiements d’espagnol archaïques. Directement on est allé manger quelque chose de traditionnel de Medellín, la « bandeja paisa, » un plat de viande, flageolets, avocat, maïs et banana plantain. C’était délicieux… et ils avaient même une option végétarienne !

Rencontres avec d’autres voyageurs

Comme nous savons tous, l’internet a rendu les voyages beaucoup plus accessibles, et avec l’aide des réseaux sociaux, il est maintenant extrêmement facile pour des voyageurs de se retrouver dans un pays étranger, et éviter de devoir passer trop de temps avec des locaux ! ;-p Marco suivait un groupe Facebook pour des voyageurs français en Colombie, et on a connecté avec d’autres internautes à travers d’une conversation dans le groupe sur ce festival de musique, Freedom. Ceci nous a permis de partager nos frais d’Airbnb avec deux autres voyageurs français, et d’en inviter encore 5 ou 6 à l’appart pour prendre l’apéro avant le festival. Dans des moments variés de réflexion, moi et Marco, deux grands francophiles vivant en France depuis 5 et 7 ans, s’est accordé que les français étaient des gens amusants, curieux et consciencieux, bien à fréquenter en voyage ! J

Freedom – Festival de musique techno

Le festival tenait lieu dans un énorme centre d’expositions au centre de la ville, et les « Medellinenses » arrivaient en vagues massives !

Que tu aimes la musique techno ou non, tu peux essayer de conceptualiser la sensation puissante qu’elle crée. Imagine des centaines de gens en train de danser, apprécier, adorer, croire en une sensation essentiellement fictive créée par le rythme. Je pourrais comparer cette sensation de groupe à celle d’une salle remplie d’évangéliques sautant pour crier « amen ! » au pasteur, qui mixe des enseignements comme un DJ qui mixe des sons.

Dans ce sens, même si la musique était un peu trop minimale pour mes goûts personnels, je me sentais partie d’une communauté forte, avec des croyances valides. Tes voisins te sourient, dansent en rythme avec toi, en respectant les droits de tous de s’habillait pour la fête et bouger jusqu’aux petites heures de la nuit !

Dimanche on a chillé au Netflix, On a commencé deux nouvelles séries colombiennes accrocheuses, qui se passent dans les deux villes que j’allais visiter la semaine suivante : Cartagène (Siempre Bruja) y Bogota (Distrito Salvaje). Quand moi, Marco et Alex se sont levés du lit, on est allé d’abord changer mes euros pour des pesos colombiens avec l’ancien dentiste de Marco, où on a attendu un temps approprié aux clichés latins (40 minutes). Quand on s’est éventuellement mis à faire un peu de tourisme, à 18h, on était trop tard pour entrer au jardin Botanique, supposément magnifique.

Après une autre bonne soirée au festival, je suis allée avec Marco pour manger chez sa tante et cousine Ana-Maria. Avec un adieu chaleureux, elles nous ont mis dans un taxi pour l’aéroport pour s’envoler à notre prochain arrêt du voyage…

Carthagène (Cartagena) – ville costale, chaude, belle et touristique
et l’Ile Múcura

A Carthagène, j’avais l’impression que la culture touristique était beaucoup plus importante que la scène de backpackeurs et de fiesta à Medellín. Le temps était confortablement chaud (et on est février), la architecture classique colonelle était bien préservée, et le seul après-midi qu’on est arrivé à plage était bien joli !

J’ai eu la chance d’avoir une expérience précieusement authentique dès le premier soir, avec encore plus de la famille de Marco. A l’intérieur de leur complexe d’appartements sécurisé de façon impressionnante juste en dehors du centre touristique, moi et Marco était accueillis comme des enfants prodigues par deux tantes, un oncle et deux grands parents. On a mangé un diner délectable et j’étais alloué une part généreuse dans la conversation tenu en espagnol doux et indulgent. Papi a même sorti sa guitare, une ancienne carrière devenue passe-temps exceptionnel, et nous a chanté des chansons traditionnelles que tout le monde dans la salle pourrait chanter… sauf moi ! :’D

Pour nous éloigner de la ville, on avait prévu de visiter l’ile Múcura, à 2h en petit bateau, qui a constitué un voyage de 24h que je n’oublierai jamais. On a réservé les billets de bateau le matin donné par un gars qui travaillait à la réception de notre auberge qui connaissant le petit entrepreneur qui gérait le service de bateaux. Puis quand on a vu que le bateau était faisable, on a réservé l’auberge sur l’ile ; une collection de cabanes et tentes, moderne, joyeuse et hipster… où on a dormi dans des hamacs ! Et encore une fois, on voit comment l’internet facilite les voyages !

J’espère que vous pouvez voir des photos en bas le contraste de prospérité entre l’auberge récemment édifié et l’ancien pueblo (communauté villageois) antique et rustique, qui partageait l’ile depuis l’arrestation du riche propriétaire narcotrafiquant il y a 5 ans. Marco avait pigé le contact d’un costeño (colombien caribéen de la côte) local, Alejandro, qui vivait dans le pueblo. On a organisé un échange de services, et la mère de sa copine nous a cuisiné un déjeuner et un dîner délicieux le jour qu’on arrive – la première fois que j’essaie du homard !

Cet après-midi Alejandro nous a pris pour un tour magnifique des iles alentours dans leur petit bateau à moteur. Il était assisté par le jeune Emilio, un garçon de peut-être 10 ans avec une infection bactériale choquante qui déformait son visage, qui était le premier de trouver la petite clé de cassier qu’on avait perdu dans le sable juste avant de devoir partir. Pendant les arrêts variés du tour des iles, on a pris quelques bières, jus et gouters, on a fait un peu de gymnastique sur la terrasse en bois d’une cabane inoccupée dans la mer. On a fait du snorkel dans le jour, et encore après le coucher de soleil quand on a pu voir les planctons luminescents sensible à la touchée dans les racines des mangroves. La sensation d’avoir plus chaud dans l’eau que dehors était très différente à mes visites récentes sur la côte de Normandie !

Tout le temps passé avec les costeños de Múcura, j’étais consciente que les gens du pueblo vivait dans une pauvreté qui m’était inconnu, qui me fascinait et m’attirait. J’étais toujours consciente que les 200€ que j’avais changés quelques jours avant auraient beaucoup plus de valeur pour eux que pour moi. Quand moi et Marco payions la mère pour les repas et les excursions à la fin du séjour, j’ai paniqué, j’ai malentendu Marco dire « cent » dans son accent colombien pour « cinq », j’ai compris 500 et ai essayé de payer la femme cinq fois plus que ce qu’elle s’attendait. Essentiellement j’ai réussi à faire exactement le genre de connerie de touriste que je voulais surtout éviter ! Mais bon, j’aime penser qu’en répandant notre clientèle aux particuliers variés sur l’ile était une façon de contribuer à cette économie « Trickle down » élusif (en référence à mon dernier post), ce qui a soulagé mes préoccupations de tourisme durable.

24h me semblait presque suffisant pour « faire » (un mot que je déteste quand on parle de « visiter » un lieu) l’ile Múcura, ou avoir une expérience de la vie posée en paradis des habitants. Au lieu de départ, un petit port d’embarquement, quelques jeunes hommes passaient de la musique champeta et dansaient. C’était un bel adieu chaud, qu’en fait me rappelait beaucoup de mon carnaval à Londres.

A notre retour à Carthagène, on a fait le Walking tour typique, quand on était accosté par trois jeunes rappeurs, qui tournaient un rap personnalisé (ou à ce qu’on pourrait croire) pour un pourboire (vidéo en bas). Cette nuit on a fait la fête notoire de notre auberge, où il y avait un groupe de musique en divers, puis des DJs qui passaient un mélange explosif de champeta, reggaeton, salsa et pop américain et latin. On était de nouveau entouré de touristes, surtout des argentins, avec des uruguayens, centre-européens et états-uniens.

Je vais terminer avec une liste, parce que j’aime bien des listes, des choses qui m’ont entièrement perplexé pendant le voyage :

  • La langue : évidement j’essaie d’apprendre en ce moment, mais c’est tellement facile d’oublier que je ne peux pas communiquer avec les tous les paroles que je veux. Néanmoins c’est un sentiment que je me souviens de quand j’avais commencé à apprendre le français.
  • Ces difficultés de langage incorporent aussi les noms des lieux, des types de musique, nourriture et gens, que j’oublie dès que je les entends
  • Les hautes dénominations de la monnaie et le fait de tout payer en espèces
  • Un contrat de téléphone de merde
  • De devoir se rappeler de ne pas jeter du PQ dans la vessie ou boire l’eau du robinet
  • Des grandes familles qui essaient de te nourrir énormément
  • A quel point c’est facile de s’entendre avec des gens qui parlent ta langue dans un pays étranger.

J’arrive à une limite de saturation quand je dois arrêter d’essayer d’apprendre des choses parce que je sens que mon cerveau est déjà rempli. La semaine s’est passé tellement vite, j’ai perdu le fil de temps et d’espace, mais ç’a été génial ! Et d’écrire cette article m’a permis d’en profiter encore plus à l’idée de pouvoir partager l’expérience avec vous, chers lecteurs. Je remercie tout le monde qui en a fait partie !

English

My Medellín and Cartagena experience

The last week I have spent living it up in full “gap-yar” style in Medellín and Cartagena, Colombia, with half a week in each city and one day and one night on Múcura island.

Medellín (pronounced like “Meddejeen” here)

Medellín is the second-largest city in Colombia, and was hosting a trendy music festival at a time that coincided with my old friend Marco’s holiday to Colombia. We only planned to go when I reminded him that I was travelling to Latin America, and he suggested that our paths could cross at this music festival, Freedom, whilst he was visiting his family there. I didn’t consider saying no! It was exactly what I was looking for; a popular local event which wouldn’t require me to speak serious Spanish. It was a wonderful way for me to start to acclimatise to the country which I hoped would take me in and teach me a little about myself over the next few months.

I was thrilled that Marco and two of his cousins Alex and Ana-Maria came to pick me up at the airport. Ana-Maria brought along her eight-year-old as well, Juan José, a perfect victim for my archaic Spanish splutterings. We went straight to eat a traditional Medellín dish “bandeja paisa,” with meat, beans, avocado, sweetcorn, plantain. It was delicious… and they even had a vegetarian option!

Meeting other gap-yars and travellers

As we’re all aware, the internet has made travelling infinitely more accessible, and social networks makes it even easier for travellers to meet up with each other in foreign countries and avoid meeting too many locals! ;-p  Marco follows a Facebook group for French travellers in Colombia, and we contacted with some internauts in a discussion about the music festival. We were able to split our Airbnb costs with 2 other French travellers, and then invited over 5 or 6 others over for drinks before the festival! Marco and I, big Francophiles who have lived in France for 7 and 5 years respectively, agreed in various calm moments of reflection that French travellers are fun, curious and conscientious people to hang out with!

Freedom techno music festival

The music festival was held in a huge exhibition centre in the centre of town, and the local “Medellinenses” flooded in!

Whether you like techno music or not, you can try to conceptualise the powerful feeling it creates. Imagine hundreds of people dancing, appreciating, believing, adoring an essentially fictive sensation created by the rhythm. I would liken this group sensation to a hall full of evangelicals jumping up to cry “Amen!” to the preacher, who slowly builds up the excitement in the faithful by mixing teachings like a DJ mixes tracks.

In this sense, even when the music was a bit too minimal for my tastes, I felt part of a strong community with a valid belief system. Your neighbours smile, dance in time with you, and respect everyone’s liberal rights to dress up and gyrate for hours on end!

Sunday we Netflix-and-chilled. We started to two catchy new Colombian-own series which are set in the two cities that I was later to visit: Cartagena (Siempre Bruja) and Bogotá (Distrito Salvaje). When Marco, Alex and I eventually got out of the bed, we went to to change my euros (€) into Colombian pesos with Marco’s old dentist, and waited a latin-appropriate time. When we eventually set our minds to doing some tourism, at around 6pm, we were too late to get into the supposedly magnificent Botanical Gardens!

After another good night at the festival, I went with Marco to eat lunch with his aunt and cousin Ana-Maria. With a warm farewell, they put me and Marco in a taxi for the airport to fly to our next stop on Marco’s next choice of holiday destination…

Cartagena – beautiful coastal tourist town – and Múcura island

In Cartagena, the tourist culture seemed much bigger than the back-packer and party scene in Medellín. And we didn’t wander fair from the small touristic area on the coast. The weather was warm (even in February), the classic colonial architecture was well-preserved, and the one afternoon we did get to the beach was lovely!

I had a precious authentic experience on the first evening with even more of Marco’s family. In their impressively guarded apartment complex just outside the touristic centre, Marco and I were welcomed in like prodigal children by two aunties, one uncle and two grandparents. We ate a delectable meal, and they allotted me a generous part in the conversation in forgiving Spanish. Grandpa even got out his guitar, a past career now an infrequent hobby, and sang classic songs which everyone in the room was able to sing along to, except me! :’D

To get away from the city, we planned to visit the Isla Múcura, a 2 hour boat journey away, which ended up constituting a 24h trip that I will never forget. We reserved the boat tickets that morning through a guy working in our hostel on the mainland who was mates with the small entrepreneur running the boat service. Then when it seemed like the boat trip was really going to happen, we booked the hostel on the island; a modern, cheery, hipster collection of cabins and tents where we slept in hammocks! Again you see how the internet and social networks has made travelling easier.

I hope you can see from the photos the contrast in wealth between the recently-implanted hostel and the long-standing, rustic pueblo (village community) which share the tiny island since the detention of the rich narcotrafficker 5 years ago. Marco had picked up the contact of a local costeño (Colombian Caribbean islander), Alejandro, who lived in the pueblo. We organised an exchange of services and his girlfriend’s mother cooked us a delicious lunch and dinner that day – my first taste of lobster!

In the afternoon Alejandro took us on a stupendous tour of the nearby islands on their little motorboat. He was assisted by Emilio, a young boy of around 10 with a shocking bacterial infection deforming his face, who was the first to find the little locker key we’d lost in the sand just before setting off for the afternoon. During the various stops on the motorboat ride, we had beers, juice and snacks, and did some gymnastics on the deck of an unoccupied cabin in the sea. We snorkelled in the daylight, and then again after sunset when we could see luminescent touch-sensitive plankton in the mangrove roots. The feeling of being warmer in the water than out was very different to my recent coastal visits in Normandy!

Throughout my time with the locals, I felt (over-)conscience that the people of the pueblo lived in a poverty unfamiliar to me, which fascinated and attracted me. I was ever conscience that the 200€ I’d changed a few days before had much more value to them than to me. When we paid Alejandro’s girlfriend’s mum for our food and excursions, I freaked out, misheard Marco saying a hundred (“cent”) in a Colombian accent for 500 (“cinq”) and tried to pay the woman five times more than she expected! Essentially, I managed to accomplish exactly the sort of cringey tourist fuckup that I most wanted to avoid! Anyway, I like to think that our spreading our patronage to multiple individuals on the island was one way of contributing to some “Trickle down” economy (in reference to my previous post), which calms my worries about sustainable tourism.

24h felt almost enough to “do” (a word that I hate when people use when talking about visiting a place) Múcura, or to experience the chilled life in paradise of the islanders. Embarking on the boat back to the mainland, we were playing off by a few young men playing lively champeta music and dancing at the dock. It reminded me a lot of London carnival, in fact.

Back in Cartagena, we did your standard free walking tour and was accosted by some surprisingly amusing rapping buskers (The video should set the scene!) That night we went to the renowned party in our hostel, with a live band and a fiery DJ mix of champeta, reggaeton, salsa and American and Latin pop. We were back again surrounded by travellers, the majority Argentinians, with some Uruguayans, central Europeans and North Americans.

I’ll finish with a list, because I like lists, of the things that have baffled me momentously whilst travelling:

  • The language: obviously I’m trying to learn but it so easy to forget that I can’t communicate with all the words you want. Nevertheless, it’s a feeling that I remember from when I first starting learning French.
  • Language problems include the names of places, types of music and dances, food and people, which I often forget immediately.
  • The high denominations of the currency and doing everything in cash
  • A crappy phone contract
  • Remembering to not throw paper in the toilet or drink the tap water
  • Big families trying to feed you lots of food
  • How easy it is to get on with someone who speaks your language in a foreign country!

I reach saturation levels and need to stop trying to learn things because it feels like nothing goes in anymore. The week has gone so fast, I’ve lost track of time and space, but it’s been great! And writing this article has allowed me to enjoy it even more at the thought of sharing the experience with you, dear readers. Thank you to all those who’ve been a part of it!

Español

Mi experiencia de Medellín & Cartagena

Pasé la última semana viviendo a lo grande completamente en modo de turista en su año sabático, en Medellín y en Cartagena, Colombia, por 3 días en cada cuidad, con un día y una noche en la isla Múcura.

Medellín

Medellín es la segunda ciudad más grande de Colombia y estaba acogiendo un gran festival de música que coincidía con las vacaciones de mi amigo Marco. Organizamos para ir justo cuando le recordé que venía a Latinoamérica, y sugirió que podíamos cruzarnos al festival de música cuando estuviera visitando a su familia allí. ¡No consideré por un segundo decir no! Fue una idea perfecta para lo que buscaba; un evento popular local que no me necesita hablar un español intelectual. Fue una manera maravillosa para ayudarme a aclimatar al país – el país que espero me acogerá y me aprenderá algo de mí misma durante los meses próximos.

Estuve emocionada que Marco y dos de sus primos, Alex y Ana-Maria, vinieran a recogerme al aeropuerto. Ana-Maria trajo a su hijo de ocho años también, Juan José, una víctima perfecta para mi español arcaico. Fuimos directamente a comer un plato tradicional de Medellín “bandeja paisa,” con carne, frijoles, aguacate, maíz y plátano. Fue delicioso… ¡y hubo incluso una opción vegetariana!

Conociendo otros viajeros

Como sabemos todos, el internet ha permitido que sea mucho más accesible viajar, y con las redes sociales es muy fácil para los viajeros de reunirse en países alejados ¡y evitar de conocer a mucha gente local! ;-p  Marco sigue un grupo Facebook para los viajeros franceses en Colombia, y conectamos con algunos internautas en una discusión sobre el festival de música, Freedom. Ese nos permitió de compartir nuestros costos de airbnb con dos otros viajeros franceses, y de invitar 5 o 6 otros para tomar unas copas antes el festival. Marco y yo somos grandes francófilos, y durante varios momentos de reflexión estuvimos de acuerdo que los franceses son personas divertidas, curiosas y concienzudas para frecuentar.

Freedom festival de música techno

El festival tuvo lugar en un centro de exposiciones enorme en el centro de la cuidad, ¡y los Medellinenses (“paisas”) afluyeron!

Así te guste el techno o no, puedes intentar conceptualizar el sentimiento potente que él crea. Imagínate centenas de personas que están bailando, apreciando, creyendo, adorando a una sensación que es efectivamente ficticia, creada para el ritmo. Podría asemejarse esta sensación de grupo a una sala llena de evangélicos que están saltando para gritar ¡amén! al predicador, que está haciendo crecer la excitación en los creyentes mezclando enseñanzas, como un DJ mezcla pistas.

En este sentido, aunque la música no representaba exactamente mis gustos, me sentí parte de una comunidad fuerte, con creencias válidas. Tus vecinos sonríen, bailan al tiempo contigo, ¡y respetan los derechos de todo el mundo y se visten para la fiesta y para saltar toda la noche!

El domingo nos relajamos con Netflix. Empezamos dos nuevas serias pegajosas colombianas, que se desarrollan en las dos ciudades que iba a visitar: Cartagena (Siempre Bruja) y Bogotá (Distrito Salvaje). Cuando Marco, Alex y yo salimos de la cama, fuimos cambiar mis euros (€) en pesos colombianos con el antiguo dentista de Marco, esperando un tiempo apropiado para Latinoamérica (40 minutos). Y cuando finalmente estuvimos pensando a hacer de verdad turismo, a las 6 de la tarde, fuimos demasiado tarde para ingresar al jardín Botánico, supuestamente magnífico.

Después de otra buena noche al festival, fui con Marco para comer en la casa de su tía y la prima Ana-Maria. Y con una despedida caliente, nos pusieron a Marco y a mí en un taxi para el aeropuerto para volar a nuestra próxima parada de viaje…

Cartagena – ciudad costera, caliente, hermosa, turística

En Cartagena, la cultura turista parece mucho más grande que el ambiente de mochileros y fiesta en Medellín. Y no nos desviamos mucho de la pequeña zona turística en la costa. El clima fue calentito (aún en febrero), la arquitectura clásica colonial está bien conservada, y la sola tarde que fuimos a la playa fue bonita.

Tuve la experiencia auténtica preciosa de la primera noche con aún más de la familia de Marco. Adentro de su complejo de apartamentos guardado a un nivel impresionante justo afuera del centro turístico, Marco y yo fuimos acogidos como dos hijos pródigos por dos tías, un tío y dos abuelos. Comimos una cena exquisita y ellos me adjudicaron una parte generosa en la conversación en un español indulgente. Incluso el abuelo sacó su guitarra, la antigua carrera ahora un pasatiempo infrecuente, y nos cantó canciones tradicionales que todo el mundo pudo acompañar cantando… excepto yo.

Para alejarnos de la cuidad, planeamos para visitar la isla Múcura, a 2 horas en un pequeño barco, que fue una viaje de 24 horas que nunca me olvidaré. Reservamos los boletos de barco esa mañana a través de un man que trabajaba en la recepción de nuestro hostel  que conocía al pequeño empresario que opera el servicio de barcos. Cuando nos confirmaron la reserva del barco, reservamos el hostel en la isla Múcura, una colección de cabañas y carpas modernas, alegre y hípster ¡…dónde dormimos en hamacas! ¡Otra vez puedes ver como el internet y las redes sociales han facilitado los viajes!

Espero que puedas ver en las fotos el contraste de prosperidad entre el hostel recientemente implantado y el antiguo pueblo duradero y rústico, que se vive en la isla minúscula desde el arresto del narcotraficante rico hace 5 años. Marco había conseguido el contacto de un costeño, Alejandro, que vive en el pueblo. Organizamos un intercambio de servicios y la madre de su novia cocinó para nosotros un almuerzo y una cena deliciosos este día. ¡La primero vez que probé la langosta!

Esa tarde Alejandro nos llevó por un tour magnífico de las islas cercanas en su lancha. Él fue asistido por Emilio, un niño con una infección bacteriana chocante deformando su cara, que fue el primero en encontrar la llavesita del candado que habíamos perdido en la arena justo antes de irnos por la tarde en la lancha. Durante las varias paradas en el tour de islas, tomamos cervezas, jugo y dulces, hicimos un poco de gimnasia sobre la cubierta de una cabaña desocupada. Hicimos snorkel en el día, y otra vez después del atardecer cuando pudimos ver plancton luminiscente sensible al tacto en las raíces de los manglares. ¡La sensación tener más calor en el agua que afuera fue muy diferente a mis visitas recientes a la costa de Normandía, Francia!

Durante el tiempo que pasé con los costeños de Múcura, tenía una conciencia que la gente del pueblo vivía en una pobreza que no estoy familiarizada, que me fascinó y me atrajo. Tenía una conciencia que los 200€ que cambié unos días antes tienen mucho más valor para ellos que para mí. Cuando pagamos a la madre por la comida y las excursiones, me asusté, entendí mal Marco diciendo ciento (“cent”) en un acento colombiano por 500 (“cinq”) y intenté pagar la mujer cinco veces más que lo que anticipó. ¡Fundamentalmente, logré fracasar exactamente cómo el típico turista de mierda que quería evitar! Bueno, quiero pensar que para extender nuestra asistencia a varios particulares fue una manera para contribuir a la economía “Trickle down” (¿chorrear?) (en referencia a mi último artículo), lo que calma mis preocupaciones sobre el turismo sostenible.

24h me parecieron casi suficiente para experimentar la vida relajada en el paraíso de los isleños. Cogiendo el barco al continente, fuimos despedidos con música y baile champeta animados. De hecho, eso me recordó de mi carnaval de Londres.

Cuando volvimos a Cartagena, hicimos el Walking Tour típico y estuvimos abordados por unos raperos callejeros, que estuvieron sorprendentemente entretenidos (video abajo). Esta noche fuimos a la fiesta famosa de nuestro hostel, con una banda en vivo y una mezcla fogosa de champeta, reggaetón, salsa y pop americano y latino para DJs. Fuimos de nuevo rodeados de turistas, la mayoría argentinos, con algunos uruguayos, centro-europeos y estadounidenses.

Terminaré con una lista, porque me gustan las listas, de las cosas que me confundieron más durante el viaje:

  • El idioma: obviamente intento aprender pero es tan fácil a olvidar que no puedo comunicarme con todas la palabras que quiero. Sin embargo, es un sentimiento que me recuerdo de cuando empecé a aprender francés.
  • Eses problemas de idiomas incluyen los nombres de lugares, tipos de música et baile, comida y personas, que frecuentemente me olvido tan pronto como los escucho.
  • La denominación alta de la moneda et hacer todo en efectivo
  • Haber comprado un contrato de teléfono de mierda
  • Acordarme de no tirar papel en el inodoro y no beber el agua de grifo
  • Las grandes familias que intentan darte mucha comida
  • La facilidad que se tiene en llevarse bien con personas que hablan tu idioma en un país extranjero

Llego a niveles de saturación y necesito parar de intentar aprender algo porque me parece que nada entra más. Esta semana pasó tan rápido, perdí la noción del tiempo y el espacio, ¡pero fue genial! Escribir este artículo me permitió disfrutarlo además, ante el pensamiento de compartir la experiencia con ustedes, queridos lectores. ¡Gracias a todos que hicieron parte!

Medellín

Cartagena

Isla Múcura

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4 réflexions sur « Mon expérience de Medellín et Carthagène »

  1. V interesting reflections. I might want to see Cartagena and the islands and the old town and the beach(es).
    Hope the Spanish lessons have been successful and that you’ve had a good first week. Also, that you’re able to settle down in Bogata for some hard work – at least for a few weeks.
    And you have got a few Columbian friends of Marco as well as the people you meet at the language school to socialise with when you’re not in class. Hope you’ll take the advice of your family/hosts about what’s safe and what’s not in Bogata!
    We’re cooking some salmon and some stir fry veg tonight. It remains mild here – but the winter cold is bound to come back some time in late February or March.
    Bonne weekend,
    Michael

    ________________________________

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  2. You are looking and sounding more relaxed. Good to see you getting some gap y’ar. Your first term not in school since you were 6 months old.

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  3. This 10 year old with the facial disfigurement… You just drop it in! What happened to him??

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    1. Thanks for asking! Emelio, like all the other kids on the island running round in their underwear, was such a happy kid! I managed to guage from Alejandro that Emelio had a fairly common infection and he should be getting an operation soon, paid for by the government, and it wasn’t fatal. The lumps and bumps didn’t seem to bother Emelio at all, it just looked gruesome!

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