3 semaines à Bogotá

Français

Ça fait maintenant 3 semaines que je suis à Bogotá. Mon objectif principal a toujours été d’améliorer mon espagnol. Jusqu’à maintenant j’ai pris 2 semaines de cours d’espagnol, dans lesquels j’ai commencé à un niveau A2 et demain je commence le niveau B2 ! Je remercie mes professeurs d’espagnol de ces deux premières semaines, Gisela et Camilo, qui ont été géniaux. J’ai adoré apprendre avec eux !

Je me suis envolée de Carthagène à Bogotá avec Marco. Je l’ai obligé à prendre le gigantesque (et casse-tête) système de bus (Transmilenio) de l’aéroport pour arriver chez sa mère. Le premier week-end on est resté avec elle, dans un quartier familial au nord de Bogotá. Je suis allée avec Marco pour faire son premier tatouage (qu’il a supporté stoïquement !), et le lendemain, pendant qu’ils terminaient la coloration du tatouage de Marco, je suis allé à la salle de sport avec sa maman pour dépenser un peu d’énergie physique dont il me restait beaucoup trop. Le samedi soir on est allé à un barbecue chez un ami, puis à un bar-boîte où on a bien dansé ! Ce soir-là j’ai rencontré des gens avec qui je suis devenue très proche depuis, et d’autres que je dois toujours appeler. Le problème est que Bogotá est énorme, donc les gens qui vivent à l’autre bout de la ville peuvent être à 1h30 de chemin !

Depuis la semaine dernière, je me suis mieux habituée à l’étrange cérémonie de rencontrer la famille de Marco. Pendant ce premier week-end, j’ai adoré apprendre à connaitre sa maman, son papa, son grand-père et son frère (qui s’appellent tous les trois Marcos aussi !), ainsi que sa grand-mère, sa tante, et beaucoup de ses amis. J’avais amélioré ma capacité à dire « non » à la nourriture qu’on me proposait constamment, mais j’ai encore des progrès à faire.

Après un week-end de fêtes, je suis arrivée dans mon hébergement chez l’habitant (comme Airbnb) chez Ana et Philippe, un couple colombienne-français, et José, leur ami proche. Pour la première fois depuis dix jours j’avais ma propre chambre avec un meuble pour ranger mes vêtements ! Après une méchante gastro qui a fait que j’ai loupé mon premier cours d’espagnol (pour lequel j’avais tellement hâte), je me suis installée dans une routine de cours d’espagnol, le matin, et l’après-midi passé à explorer la ville ou surfer sur le net pour chercher du travail, des activités ou du bénévolat. J’étais avide de m’acheter un vélo dès que j’ai vu que c’était possible ; j’ai mis quatre longs jours à le faire ! Le système de transport en commun n’est pas mauvais, mais je préfère mille fois la liberté du vélo. Le vélo est une très bonne façon de se déplacer dans la ville, sauf pour les soucis de la pollution dégueulasse et le risque de se faire racketter.

Je suis constamment en train de jauger le danger ici :

Évidement il y a des pickpockets, comme partout. Pourtant, le risque principal est un racket violent. Mon expérience des racketteurs dans la rue en Europe – où parfois tu peux juste leur dire d’aller se faire foutre – est très différente de ce qui se passe ici ! Ici, les racketteurs se tournent vers la violence beaucoup plus facilement, et le souci principal est l’usage des couteaux. Ce danger est apparemment beaucoup plus important pendant la nuit, quand il y a moins de gens (témoins) dans la rue, et donc les voleurs utilisent plus facilement la violence. La grand-mère de Marco était terrifiée à l’idée que je me déplace dans la ville toute seule. J’ai été prévenue sans cesse, je comprends les risques. Cher (chère) seigneur de la justice sociale, arrête de me dire que je ne peux pas sortir de la maison !

Parfois je pense que les colombiens ont juste peur de l’obscurité, et certains m’avaient même avoué qu’ils peuvent être un peu paranoïaques et excessivement prudents, particulièrement quand ils avisent des étrangers. D’un point de vue historique, la Colombie n’était pas une destination touristique jusqu’à il y a quelques années, en rapport à la guerre et les accords de paix entre le gouvernement et une guérilla majeure finalisés en 2016. Est-ce que c’est la raison pour laquelle des colombiens sont tellement heureux de voir des touristes ? C’est un signe qu’il y a la paix !

Je peux témoigner de la violence dans la rue : un soir quand j’étais au salon avec Ana, on discutait du fait qu’il y avait un gars qui dormait sur le trottoir devant la maison. On était toutes les deux d’accord que le risque principal était sa sécurité, et ne pas la nôtre. 45 minutes plus tard, autour de 23h30, on entend un homme gueulant et hurlant dans la rue. On a appelé la police en descendant voir ce qui se passait. Le gars avait été poignardé dans son sac de couchage ! Ce que Philippe a appelé un « limpia social » (nettoyage social) était probablement à cause d’une querelle de territoire dans la rue ou de dettes. La police est arrivée 5 minutes après et ils ont poussé le gars rapidement dans le camion pour l’hôpital. Ils nous ont notifié plus tard qu’il avait survécu. Une situation très triste, mais ce n’est pas une preuve qu’une personne lambda, de classe normale, ne peut pas rentrer tout seul à la maison à pied ou en vélo. A l’inverse, je crois sincèrement (ce qui est arrivé à mon prof d’espagnol Camilo) qu’on peut te voler ton vélo pendant que tu es en train de rouler, si un groupe de voleurs t’arrêtent dans la rue.

Ma conclusion est que j’éviterai de rentrer tard la nuit en vélo, mais le risque me semble suffisamment petit que je ne vais pas changer tout mon mode de vie pour ça. Néanmoins, je n’ai pas pris autant de photos (en bas) que ce que j’aurais aimé parce que j’essaie de me fondre dans la foule et de passer inaperçue, une chose qui est déjà difficile étant plus grande et blonde que les colombiens en moyenne. De toute façon, si tu veux des clichés touristiques, va chercher « Bogotá » sur Google Images or cliquer ici. Photographie (cc): Claudio Velaidez.

Excursions :

Ma meilleure a été hier, quand je suis allée faire du bénévolat avec une amie Stefanny à la Fundación Bolivar. Il s’agit d’un centre communautaire dans la Ciudad Bolivar Bella Flor, un pueblo (communauté villageois) pauvre, moitié bidonville, dans une banlieue la plus distante de Bogotá. Stefanny, une amie de Marco, aide dans l’organisation d’un programme de jeux, activités pédagogiques et renforcement scolaire pour des enfants de 3 à 14 ans. Je suis venue pour la soutenir avec un peu d’enthousiasme et aider avec des questions d’anglais. Plusieurs jeunes adolescents avaient un niveau d’anglais étonnement bon ! J’ai essayé de montrer que de parler une autre langue n’est pas gênant ou stressant. En échange ils m’ont appris beaucoup de nouveau mots, ainsi qu’une appréciation retrouvée pour les jeux d’enfants ! 🙂 (Photos en bas)

Visite à la Cathédral de Sel à Zipaquirá. José, un vrai costeño (de la côte colombienne) qui a vécu à Bogota depuis 6 ans, était content de me faire visiter la « première merveille de Colombie ». La Catedral de Sal est un pèlerinage religieux et touristique construit au sein d’une ancienne mine de sel. Des centaines de touristes par heure errent dans des tunnels géants interconnectés décorés avec des croix et des anges dans la pénombre. Dans les yeux d’un sceptique, la scène serait parfaite pour tourner un film d’horreur ! (Photos)

Dernière réflexions sur Bogotá

J’adore les averses de pluie sporadiques, le street-art et les parcs avec des belles pelouses partout dans la ville. Surtout, c’est les gens chaleureux, accueillants, serviables et intéressés qui donnent la ville son charme à mes yeux. Un colombien ne te dirait jamais non quand tu lui demandes de l’aide. Même quand je n’ai pas réussi à obtenir un travail dans un pub irlandais, le patron a pris le temps de m’expliquer pourquoi : obtenir un visa pour un étranger pour un travail qui pourrait être fait par un natif est quasi impossible.

J’ai toujours un peu de mal à accepter le fait que je ne gagne pas de salaire en ce moment, et ne vis pas dans un endroit fixe, mais je me dis à chaque fois que ces soucis remontent, que c’est pour ça que je voulais partir. C’est dommage que je n’ai pas trouvé directement le boulot de mes rêves, mais j’ai rencontré des gens incroyables, j’ai beaucoup appris, et je profite de la ville selon mes propres désirs.

English

3 weeks in Bogotá

I’ve been in Bogotá for almost 3 weeks now. My main aim has always been to improve my Spanish. I’ve so far taken 2 weeks of Spanish classes, starting at level A2 and tomorrow I start a level B2! I thank my Spanish teachers during these first two weeks, Gisela and Camilo, who have been amazing. I’ve loved learning with them!

I flew from Cartagena to Bogotá with Marco, obliging that we take the colossus, complex bus system (Transmilenio) from the airport to his mum’s flat. We stayed with her the first weekend, in a northern, familial neighbourhood of Bogotá. I went with Marco to get his first tattoo (which his withstood heroically!), and the following day I went to the gym with Marco’s mum for some desperately-needed exercise, while they finished off colouring in Marco’s tattoo. The Saturday night was at a friend’s BBQ, then out dancing! I met some people with whom I’ve since become extremely close, and others who I still need to ring. The problem is that Bogotá is enormous, so people living on the other side of town can be 1h30 away!

Meeting Marco’s family had by then become a ceremony I was used to (I met a lot in Medellin and Catagena too). I loved getting to know his mum, dad (Marco as well), grandad (yet another Marco), grandma, aunty, brother (yet another Marco!), and a lot of other friends that first weekend. I was getting better at saying no to food they offered me, but still not perfect.

After a party-weekend, I arrived in a Homestay (like Airbnb) with Ana and Philippe, a Colombian-French couple, and José, their close friend. For the first time in 10 long days I had my own room with a wardrobe to put my clothes in! After a nasty tummy-upset and missing my first Spanish class (which I had been so looking forward to), I settled down into a weekly routine of Spanish in the morning and checking out the city or surfing the internet for jobs, activities or volunteering in the afternoon. I couldn’t wait to buy a bike as soon as I’d seen it was feasible. It felt like a painfully long time (4 days) until I did! The public transport system isn’t terrible, but the liberty of cycling is infinitely better. Cycling is a wonderful way to get around the city, apart from the gross pollution problem and muggings.

I’m constantly trying the judge the danger here:

Obviously there are pickpockets, like anywhere. However, the main risk is violent muggings. My experience of muggings in Europe is very different to what I hear happens here – sometimes you can just tell the guy to piss off! Here, muggers tend towards violence much quicker, and the main fear is knives. This danger is apparently much greater at night because there are less people on the street, so muggers are more inclined. Marco’s grandmother was stark horrified at the idea that I might move about the city on my own. I’ve been warned incessantly, I understand the danger. Dear sweet Lord of social justice, please stop telling me I can’t go out the house!

Sometimes I think Colombians are just scared of the dark, and some have admitted that they’re a bit paranoid and over-cautious, particularly when advising foreigners. From a historical viewpoint, Colombia was off the tourist trail until recent years, in relation to the war and the peace agreements between the government and the major guerrilla finalised in 2016. Is this a reason why Colombian’s seem so thrilled to see tourists? Because it’s a sign that there’s peace!

I can give one first-hand account of street violence: one evening sitting in the front room with Ana, discussing that a man was sleeping on the pavement outside the house. We both agreed the main danger was to him, and not to us. 45 minutes later, at around 11.30pm, we hear a man ranting and yelling from the street. We called the police whilst going to see what was going on. The man had been stabbed in his sleeping bag! What Philippe regrettably called “limpia social” (social cleansing) was likely do to a street feud over territory or debts. The police arrived in 5 minutes and bundled him awkwardly into their van to the hospital. They notified us later he survived. A very sad situation, but not proof that a normal working-class person cannot walk/cycle home on their own. I do believe (as what happened to my Spanish teacher Camilo) that you can get your bike stolen whilst cycling if a group of muggers stop you.

My conclusion is that I will avoid cycling home late at night, but the risk seems small enough that I’m not going to change my life for it. Nevertheless, I haven’t taken as many photos (some below) as I’d have liked because I’ve been trying to blend in, which is already difficult being taller and blonder than the average Colombian! Anyway, if you what more tourist snaps, go search “Bogotá” on Google Images or click here. Photography (cc): Claudio Velaidez.

Excursions:

The best was yesterday, when I went to do some volunteering with a friend Stefanny to the Fundación Bolivar. This is a community centre in Ciudad Bolivar Bella Flor, a poor pueblo (half shanty-town) on the very outskirts of Bogotá. Marco’s friend Stefanny helps run a program for 3-14 year olds, leading games, learning activities and homework reinforcement. I came along to provide some enthusiasm and English support. Some of the young teenagers had an astonishing grasp of English! I tried to show that speaking a foreign language is not embarrassing or stressful. I learnt a lot of new words from them too, as well as a re-instilled sensation of PLAY! 🙂 (Photos)

Visit to the Salt Cathedral of Zipaquirá. José, a true Colombian costeño who’s lived in Bogotá for 6 years, was happy to do some touristing with me, and proposed to take me to the “first wonder of Colombia.” This Catredal de Sal is a touristic, religious pilgrimage built into an old underground salt mine. Hundreds of tourists an hour roam the enormous, interconnected tunnels decorated with dimly-lit crosses and angels. In the eyes of a religious-sceptic, it was make a fantastic setting for a horror movie! (Photos)

Parting thoughts about Bogotá

I love the odd spouts of rain, the street art and the grassy parks all around the city. Above all the warm, welcoming, helpful and interested nature of the people make it a wonderful city. A Colombian will never say no when you ask for help. Even when I was turned down by an Irish pub for work, the pub-owner took the time to explain why: acquiring a VISA for a foreigner for a job that could be done by a native is highly unlikely.

It’s still difficult to get my head around not earning, and not living in a stable place, but I keep telling myself that this is what I wanted to come away for. Sadly my dream job hasn’t dropped into my lap but I’ve met amazing people, learnt a lot and am enjoying being myself around the city.

Español

3 semanas en Bogotá

Hace ya casi tres semanas que estoy en Bogotá. Mi principal objetivo ha sido mejorar mi español. Hasta ahora he tomado dos semanas de clases de español, empezando con el nivel A2, mañana empiezo un nivel B2! Agradezco a mis profesores de español de estas dos semanas, Gisela y Camilo, que han estado geniales. ¡Me encantó aprender con ellos!

Volé de Cartagena a Bogotá con Marco, y lo obligué a que tomáramos el sistema de autobuses gigante y complejo: el Transmilenio, desde aeropuerto hasta la casa de su mamá Alba. Nos quedamos con ella el primer fin de semana, en un barrio familiar al norte de Bogotá. Fui con Marco para hacer su primero tatuaje (¡que soportó muy bien!).

El día siguiente fui al gimnasio con Alba mientras terminaban la coloración del tatuaje de Marco. La noche del sábado estuvimos a un asado ¡luego a la rumba con amigos! Conocí a gente que desde entonces nos hemos hecho cercanos, y otros que todavía debería llamar. ¡El problema es que Bogotá es enorme, entonces la gente que vive en el otro extremo de la cuidad están a 1h30 de distancia!

Conocer a la familia de Marco (en Medellín y Cartagena) fue un proceso que me ayudó a acostumbrarme y a adaptarme con otras familias Colombianas,  o como diría yo, es una “ceremonia” de en la cual ya tengo experiencia. Me encantó llegar a conocer a su mamá Alba, su papá, su abuelo y su hermano (¡otros tres Marcos!), así como su abuela, su tía, y varios amigos. Aprendí a decir ¡no! A la comida que siempre me ofrecían, pero aún sigo sin perfeccionarlo, muchas veces me daban la comida sin preguntar y pues TENIA QUE COMERLA, ¡no soy perfecta!

Después del fin de semana de rumba, llegué a la casa de Ana y Philippe, una pareja colombiana-francés, y José, su amigo cercano, que fue organizado por Homestay (como Airbnb). ¡Finalmente tenía mi propia habitación con un armario para mi ropa! Después de una intoxicación  perdí mi primera clase, luego,  me instalé en una rutina semanal de clases en la mañana y explorando la cuidad o navegando en internet para trabajo, actividades o voluntario en la tarde. ¡Sentía como mucho tiempo (4 días) hasta que compré mi bicicleta! Ciclismo es una súper manera de moverte por la cuidad, aparte de la polución crasa y los atracos.

Estoy tratando constantemente de evaluar la peligrosidad acá:

Obviamente hay ladrones acá, como en todo el mundo. Sin embargo, el riesgo principal es los atracos violentes. Mi experiencia de atracos en Europa es muy diferente que acá – a veces puedes simplemente decir al man ¡lárgate! Acá, parece que los atracos tienden a la violencia ms rápidamente, y el gran temor es los cuchillos. Aparentemente el peligro es mucho más en la noche porque hay menos gente en la calle, entonces los atracos se inclinan más a robar. La abuela de Marco estuvo horrorizado sólo de pensar que yo salga en la ciudad sola. Ya me han advertido incesantemente, yo entiendo el peligro. ¡Queridx Señor(a) de justicia social, por favor, deja de decirme que nunca saliera de casa!

A veces pienso que los colombianos simplemente tienen miedo de la obscuridad, y algunos ya me confesaron que son un poco paranoico y excesivamente precavido, particularmente con extranjeros. Desde un punto de vista histórico, Colombia no fue un destino turístico hasta los últimos años. Extranjeros viniendo a Colombia es relativamente reciente, en relación con los acuerdos de paz entre el gobierno y las FARC, una guerrilla principal firmados en 2016. ¿Este es una razón porque los colombianos son tan alegres ver turistas? ¡Por qué es una señal que hay paz!

Puedo contar una historia de primera mano sobre la violencia en la calle: Una noche sentados en la sala con Ana, discutíamos sobre un hombre durmiendo en la acera frente a la vivienda. Estuvimos de acuerdo que el peligro era para él, no para nosotros. 45 minutos más tarde, alrededor de las 11.30, escuchamos un hombre gritando, llamamos a la policía mientras bajamos ver lo que pasaba. El hombre había sido apuñalado dentro de su saco de dormir. Ese acto al que Philippe se refiere lamentablemente como una “limpia social” que probablemente se debió a contienda de territorio o deudas de calle. La policía llegó en 5 minutos lo entraron apresuradamente en el camión para partir al hospital. Más tarde nos notificaron que el hombre había sobrevivido. Una situación muy triste, pero NO es una prueba que una persona común no puede regresar a casa a pie/bici sin incidentes. Sin embargo, yo creo (como lo que pasó con mi profesor Camilo) que se puede robar la bicicleta cuando estas en camino si un grupo de atracos te paran.

Concluyo que voy a evitar regresar muy tarde, pero el riesgo me parece suficiente pequeño que no voy a cambiar mi vida por eso. Aun así, no tomé tantas fotos (algunas abajo) que quisiera encajarme más en la multitud, que es ya tan difícil estando más alta y rubia que el colombiano medio. Bueno, si quieres fotos turísticas, ve buscar “Bogotá” en Google Images o acá. Fotografía (cc): Claudio Velaidez.

Excursiones:

La mejor fue ayer, cuando fue a hacer un poco de voluntario con una amiga Stefanny a la Fundación Bolivar. Esta es un centro comunitario en la Ciudad Bolivar Bella Flor, un pueblo pobre (más que todo de casas de cartón) en las afueras de Bogota. Stefanny, una amiga que conocí a través de Marco, ayuda dirigir un programa para niños (desde 3 a 14 años) con juegos, actividades y refuerzo escolar. Me fui para aportar un poco de entusiasmo y apoyo de inglés. ¡Algunos de los adolescentes jóvenes tenían un nivel de inglés impresionante! Intenté mostrar que hablar otro idioma no es vergonzoso y estresante. Yo aprendí muchas nuevas palabras de ellos también, ¡así como devolví la sensación de disfrutar jugando! (Fotos)

Visita de la Catedral de Sal de Zipaquirá. José, un costeño original que vive en Bogotá desde hace 6 años, estuvo feliz de hacer un poco de turismo conmigo, y me propuso traerme al “primera maravilla de Colombia.” La Catedral de Sal es un sendero religioso construida en un antigua mina de sal. Centenas de turistas por hora visitan los túneles interconectados enormes, decorados con cruces y ángeles poco iluminados. ¡Del punto de vista de un escéptico, era un escenario fantástico para una película de terror! (Fotos)

Ultimas reflexiones sobre Bogotá

Me encanta la lluvia esporádica, les grafitis y los parques públicos verdes en toda parte de la ciudad. Sobre todo me gusta el carácter cálido, cogedor, servicial y curioso de la gente. Un colombiano no diría nunca “no” cuando pides ayuda. Aun cuando fue rechazada para un trabajo en un pub irlandés, el dueño tomó el tiempo para explicarme porque: conseguir una vida para un extranjero para un trabajo que puede hacer un colombiano es muy improbable.

Para mí todavía es difícil aceptar que no estoy ganando, ni viviendo en un lugar estable, pero me estoy diciendo todo el tiempo que es por eso que me fui. Infortunadamente el trabajo perfecto no me apareció inmediatamente pero conocí a gente increíble, aprendí mucho y estoy disfrutando siendo yo mismo en la ciudad.

Bogotá

Ciudad Bolivar (periferia de Bogotá)

Zipaquirá – Catedral de Sal

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2 réflexions sur « 3 semaines à Bogotá »

  1. Merci de nous faire partager tes expériences tout en découvrant la Colombie.
    Logras hacernos viajar del otro lado del Atlántico con tus aventuras “Jo, la exploradora mona” 🐵😉
    Freindly
    Luis

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    1. Ahah gracias Luis ! Dicen mona para las rubias en Peru también?

      J'aime

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