Agde – Normalité, tranquillité, sans responsabilité

Français

Je suis rentrée en France. Je me suis inscrite au chômage. J’ai passé une petite semaine à Paris pour avoir mon premier rendez-vous au Pôle Emploi, récupérer mes diplômes et voir des amis et des ex-collègues.

Je ne détaillerai pas à quel point j’ai galéré avec ma banque. BNP Paribas a rendu ma vie beaucoup plus compliquée pendant mes voyages. Ça fait mal de rentrer sans carte bancaire pour encore trois semaines et comprendre une multitude de frais incompréhensibles après avoir dépensé près de 4000€ dans 4 mois !

Mon plan de retour a été simple depuis le début : passer quelques mois dans la maison de mes parents à Agde, et profiter de mon chômage pour passer le permis. Je suis arrivée à Agde, retrouvé mon papa, et je suis allée m’inscrire à l’autoécole la plus proche le même jour.

J’espère que ces trois paragraphes résument pourquoi je suis rentrée de voyages plus tôt que prévu : voir ma famille et mes amis, arrêter de dépenser tant de sous, et dépenser mes économies plutôt sur des choses plus tangibles, comme le permis, qui me servira pour la vie.

Le travail (minime) commence

A l’autoécole je suis allé quotidiennement pendant deux semaines aux séances de préparation « code », où on répond aux questions types pour l’examen théorique de la conduite. C’était sans doute très intéressant, autant pour rencontrer des gens du coin qui passent le code avec moi, soit parce qu’ils avaient 18 ans, soit parce qu’ils avaient commis une infraction et leur permis ont été retiré. Pour ceux derniers les histoires étaient éclatantes !

Enfin j’avais surtout hâte de commencer mes cours pratique, donc j’ai passé et validé le code (avec une seule faute sur 40 questions) le 25 mai. BIM !

Quoi faire à Agde ?

Pendant tout ce tracas de passer mon permis, je savais que je risquais de m’ennuyer dans cette ville touristique, et j’ai un tempérament trop hyperactif de m’allonger sur la plage tous les jours. Pour ça j’ai décidé de me mettre à un nouveau défi : le triathlon. Ce sport comprend, dans cet ordre, la natation, le cyclisme et la course à pied. J’en ai fait chacun séparément, et le défi sera de les rassembler dans une grosse course ! En Colombie je faisais beaucoup de vélo en altitude, donc cela aurait dû aider mon cardio… ouias ?

Souvent quand je voyageais je me disais que j’aimerais visiter plus l’Europe, voire la France ! Un triathlon justifie parfaitement de visiter une région rurale dans un contexte de découverte remplie d’adrénaline. Grande amoureuse des Pyrénées, je me suis d’abord cherché un covoiturage, puis m’inscrite à un triathlon qui aura lieux aux Angles, quelque part entre Andorre et Perpignan. Maintenant il ne me reste qu’à m’entrainer !

Attendez deux seconds… parce que le deuxième défi du triathlon, c’est de ramasser une énorme liste de matériel nécessaire sur Le Bon Coin sans dépenser des centaines :

  • vélo de course
  • combinaison de triathlon
  • combinaison néoprène qu’on met pardessus
  • nouveaux baskets (les miens avaient courus avec moi depuis plus que cinq ans)
  • montre étanche avec des milliers de fonctions
  • lunettes de piscine
  • lunettes de soleil
  • bonbons nutritionnels qu’on mange en roulant
  • chaussures de vélo (encore à acheter)

… en plus de l’inscription à la course !

Mon premier essai

Je vise mon triathlon olympique le 7 juillet (1500 m/40 km/10 km), mais avant j’avais envie de tester un petit triathlon local (700 m/27 km/5 km) et j’ai trouvé exactement ça sur internet juste deux semaines avant l’épreuve (PHOTOS EN BAS !).

Ça tombait le même jour de quand j’avais réservé de passer le code de conduite, mais j’ai proposé la journée à mes parents, qui par bonne chance était à la maison avec moi cette semaine, et ils étaient partants pour m’amener au « code » à 9h, et au triathlon à 15h, pour un départ à 17h. La première épreuve (le code) était sur le chemin au deuxième, donc ma proposition leur semblait raisonnable et nous avons passé une journée superbe. L’atmosphère du triathlon était comme un petit festival joyeux avec de la bière artisanale pour les spectateurs et des ventes et conseils d’équipement pour les sérieux.

Ma meilleure connerie de la semaine

Pour aller au petit triathlon, on devait démonter les roues de mon vélo pour le rentrer dans la voiture de location, que j’ai ensuite pris sur mes genoux pour le trajet. Je me stressais, j’avais au moins 25 pièces d’équipement à m’en souvenir, et après m’être habillée à côté de la voiture dans ma combi de triathlon (qui ressemble beaucoup à une combi de superhéros), j’ai arraché mon grand sac d’affaires du coffre, et remonter les roues de mon vélo… avec la roue arrière au sens inverse, sans remarquer.

J’ai installé mon équipement au « parc de vélos » où nous revenons entre chaque discipline (nage -> vélo -> course) pour nous changer. Heureusement une bénévole dans le parc avait remarqué ma grave erreur pendant que je laçais mes baskets après le nage, et m’a aidé à démonter et remonter ma roue dans le bon sens, la chaine bien en contact avec les vitesses ! Couverte d’huile de vélo noire, comme est mon style, j’ai terminé la course après 2h 14min ! Ca comprend 19 min de nage, 1h21 de vélo et 27 min de course.

Le triathlon est un sport où on se compare à soi-même et pas aux autres, mais voilà j’étais 339ème sur 409 concurrents. Du site web je vois que les concurrents étaient à peu près un quart femmes. Si je voulais être compétitive je mentionnerais que j’aurais été mieux placée si je n’avais pas perdu 8 minutes réglant ma roue. Néanmoins l’important est que je me suis beaucoup amusée, je ne me suis pas blessée, et pour mes capacités j’ai réussi des bons temps !

Il faut pas faire du sport, c’est mauvais pour la santé

Je gère mes blessures d’entrainement : depuis mon petit triathlon j’ai acheté une combinaison néoprène, nouveau pour moi, mais d’occasion. J’ai nagé deux fois dedans dans la mer et elle m’a laissé des grosses cloques sur mon cou et à côté de mes seins. Ceci est parce que la combinaison tire et râpe la peau, et c’est très très douloureux !

J’en ai parlé avec deux amis qui ont fait des triathlons, Rey (qui me guide aussi en tant qu’entraineur) et Stephen, et ils me disent que ce genre de brulure est normal, et qu’il faut essentiellement lubrifier la peau et la combinaison avant de la mettre. J’étais choqué que je ne savais pas une chose si simple et mécanique sur leur fonctionnement, qui m’aurait épargné tant de douleur ! Maintenant je m’applique des crèmes cérémoniellement, attendant que je puisse retourner nager dans la mer.

La conduite !

J’ai eu mon premier cours de conduite hier et j’ai kiffé ! Avec un gros pansement sur mon cou pour cacher mes brulures de peau, j’explique au moniteur que j’ai 26 ans, j’ai fait une thèse en chimie, je parle trois langues, je fais un triathlon… et j’ai peur de conduire. Avec ou malgré tout cela, il m’a mis à l’aise et on a bien rigolé.  La sensation de conduire a fait remonter des souvenirs d’il y a neuf ans quand j’avais pris des cours. Ça fait remonter aussi les cauchemars réguliers d’accidents de voiture, mais je savais que j’aurais peur, et il faut juste que je la combatte.

La routine s’installe

Comme la partie cyclisme est la plus longue du triathlon, et c’est mon point faible, je passe des heures roulant sur des roues de campagne et les pistes cyclables la longue de la plage. C’est de la très bonne méditation pour les hyperactifs comme moi qui n’arrivent pas à méditer dans une salle. Je papote parfois avec d’autres cyclistes, et j’ai même eu l’occasion de proposer à une backpacker italienne de venir dormir à la maison une nuit (les origines de Couchsurfing.com).

Dans la maison je me fais chez moi. J’ai installé un hamac au jardin et j’écoute de la musique latine à tout moment pour me rappeler de la Colombie.

J’ai organisé nombreux autres voyages en Europe cet été. En fait j’en ai un quasiment tous les quinze jours jusqu’en septembre !

J’espère que cette exercice d’écrire ce blog me rapproche à tous ces gens précieux dans ma vie de lesquels la distance me sépare encore à mon grand chagrin. J’écris pour vous.

English

Agde – Normality, tranquillity, no responsibility

I’ve come back to France. I’ve signed on the dole (unemployment). I spent several days in Paris during which I had my first dole meeting, I picked up my diplomas and saw friends and ex-colleagues.

I won’t go into how much I have been fighting with my bank. BNP Paris have made my life hugely complicated during my travels. It’s awful having to come back and still not have a bank card for three weeks, on top of facing a range of incomprehensible bank charges, just after having spent 4000€ in 4 months!

The plan for my return has always been simple: spend a few months living in my parent’s house in Agde, and make the most out my unemployment by taking driving lessons. I arrived in Agde, saw my dad, and went straight down to the nearest driving school to sign myself up the very same day.

I hope that these three paragraphs sum up why I came back from my travels earlier than expected: to see family and friends, to stop spending so much, and to spend my savings on something more tangible like the driving license which I’d be able to keep forever.

The (minimal) work begins

I went to the driving school daily for a fortnight for the theory test preparation sessions, where you respond to practice questions on the highway code. It was certainly very interesting, as much to meet the other people in the area also taking their driving test, either because they’re 18 years old, or because they’ve committed some infraction and their license had been revoked. For the latter of these groups the stories I heard were mind-blowing!

Anyway, I really just wanted to start my practical lessons, so I took and passed the theory test (with one wrong answer out of 40) on the 25th May. BAM!

What to do in Agde?

Throughout all of this driving palaver, I knew that I was likely to get bored in this tourist town, and I am of a too hyperactive temperament to lounge on the beach every day. So I decided I would set myself a new challenge: a triathlon. This sport includes, in this order, swimming, cycling and running. I’ve done each one separately, and the challenge would be putting them all together in one big race! Whilst in Colombia I did a lot of cycling at high altitude, so that should have helped my cardio a lot… right?

Often when I was travelling I would say to myself, I’d actually really like to visit more places in Europe, even in France! A triathlon perfectly justifies visiting a rural region in a context of adrenaline-filled discovery. As a big lover of the Pyrenees, I first organised a car-share, then signed myself up for a triathlon taking place in Les Angles, somewhere in between Andorra and Perpignan. Now all there is to do is train!

Hang on a second… because the second challenge of a triathlon is trying to club together an enormous list of the necessary material on online second-hand sites without spending hundreds:

  • racing bike
  • triathlon suit (thank you Mum)
  • neoprene wetsuit that you wear over the top
  • new trainers (the ones I have I’ve been running in for five years)
  • waterproof watch with a million different functions
  • goggles
  • sunglasses
  • nutritional sweets that you eat whilst riding
  • cycling shoes (still to buy)

… as well as the race inscription costs!

My first try

I’ve got my Olympic triathlon in my sights, the 7th July (1500 m/40 km/10 km), but before that I wanted to try out a smaller local triathlon (700 m/27 km/5 km). (PHOTOS BELOW!) Online I found just that two weeks in advance.

It fell on the same day as when I had reserved to take the driving theory test, but I suggested the idea to my parents, who by happy chance were at the house with me that week, and they were down for driving me to the theory test at 9am, and to the triathlon at 3pm, for the start at 5pm. The first of these challenges (the theory test) was on the road to the second one, so my proposal seemed reasonable, and we ended up making a wonderful day out of it. The atmosphere at the triathlon was like a joyful little festival with artisanal beer for the spectators and equipment sales and advice for the keenos.

How has Jo best made a twat out of herself this week? (Common outburst from uni)

To drive to the triathlon, we had to take the wheels off my bike to fit it into to the rental car, which I then sat with across my lap. I was stressing, I had at least 25 pieces of equipment to remember, and after getting changed behind the car into my triathlon suit (which greatly resembles a superhero suit), I yanked my bag out the boot, and put my wheels back on my bike… with the back wheel on the wrong way around, without noticing.

I set up my equipment in the “bike park” where we come back in between each discipline (swim -> bike -> run) to get changed. Thankfully a volunteer in the park noticed my grave error whilst I was tying my shoe laces, after the swim. She helped me to take off the wheel and get it back on the right way, chain in the gears. Covered in bike grease, as is my style, I finished the race in 2h 14 min! That includes 19 min swim, 1h21 bike and 27 min run.

Triathlon is a sport where you compete with your own limits and not others, but still, I placed 339th out of 409 runners. From the website I could see that about a quarter were woman. If I wanted to be really competitive I’d say that if I hadn’t lost 8 minutes changing my bike wheel around I would have placed much higher. However the important thing is that I really enjoyed myself, I didn’t get hurt, and for my ability I managed good times!

Sport is bad for your health

I’m nursing my injuries from training: since my little triathlon I’ve bought a second-hand neoprene wetsuit. I’ve swam in the sea with it twice and it’s left me with great big blisters on my neck and on the side of my boobs. This is because the wetsuit pulls and scrapes the skin, and it’s really really painful!

I spoke with two friends who have done triathlons, Rey (who’s also guiding me with invaluable coaching advice) and Stephen. They both told me that this sort of burn is normal, and you’ve essentially just got to lubricate your skin and wetsuit before putting it on. I was astounded and disappointed that I hadn’t known something so basic and mechanistic about how wetsuits work, and something so simple would have saved me so much pain! I’m now ritually applying creams awaiting to be able to go swimming in the sea again.

Driving!

I had my first driving lesson and it was awesome! With a huge plaster across my neck to hide my friction burn, I explained to the instructor that I’m 26, I’ve done a PhD in chemistry, I speak three languages, I’m doing a triathlon… and I’m scared to drive. Despite or because of all of that, he put me at ease and we had a really good laugh. The feeling of driving brought back memories from nine years ago when I had taken some lessons. It also brings back the regular nightmares of car accidents, but I knew I’d be scared, and I’ve just got to face that.

Settling into a routine

Since the cycling in the longest part of the triathlon, and is also my weak point, I’ve been spending hours and hours cycling along country roads and cycle paths along the beach. It’s really good meditation for hyperactives like me who can’t meditate in a room. I sometimes chat with other cyclists, and I even had the opportunity to propose to an Italian backpacker walking along to come and stay at the house for a night (like the origins of Couchsurfing.com).

I’m making myself at home in the house. I’ve installed a hammock in the garden and I blare out latino music all the time to remind me of Colombia.

I’ve been organising various other travels in Europe this summer. In fact, I’ve got a trip coming up almost every fortnight until September!

I hope that this exercise of blog-writing brings me closer to the people most precious to me from whom I am still far away in distance, to my great sadness. I’m writing for you.

Español

Agde – Normalidad, tranquilidad, no responsabilidad

Regresé a Francia. Me inscribí para recibir los subsidios de desempleo. Pasé unos días en París para pasar mi primera cita en la oficina de desempleo del estado (Pôle Emploi), para recuperar mis diplomas, ver amigos y ex-compañeros de laboratorio.

No lo detallo pero me enzarcé mucho tiempo con mi banco. Ellos  han hecho de mi vida mucho más complicada durante mis viajes. ¡Eso duele en el corazón, regresar sin tarjeta de pago durante tres semanas más y con una multitud de costos incomprensibles, después de haber gastado casi 4000€ en 4 meses!

Mi plan para mi regreso fue sencillo desde el principio: pasar unos meses en la casa de mis padres en Agde, y aprovechar de los subsidios para sacar la licencia de conducir. Llegué a Agde, me reuní con mi papá, y fui a inscribirme a la autoescuela ese mismo día.

Espero que estos tres párrafos resuman porqué regresé de mis viajes antes de lo previsto: ver mi familia y mis amigos, dejar de gastar tanta plata, y gastar mis ahorros en algo más tangible, como la licencia, que me servirá para toda la vida.

El trabajo (mínimo) comienza

Fui a la autoescuela diariamente durante dos semanas a las sesiones de preparación “código”, donde practicamos responder a preguntas de ejemplo para el examen teórico del código de conducta. Fueron muy interesantes, así también para conocer la gente del rincón que se presenta al “código” conmigo. Algunos porque tienen 18 años, y algunos porque cometieron un delito y su licencio fue revocado. ¡Para los últimos, las historias fueron brillantes!

En fin yo tenía ganas sobre todo de comenzar las clases de conducir, entonces logré hacer el código (con una falta sobre 40 preguntas) el 25 de mayo. ¡Listo!

¿Qué hacer en Agde?

Al mismo tiempo de este asunto de licencia, ya sabía que yo entrañaba el riesgo de aburrirme en este pueblo turista, y tengo un temperamento demasiado hiperactivo para tumbarme en la playa todos los días. Por eso decidí desafiarme con algo nuevo: el triatlón. Este deporte consiste, en este orden, en la natación, el ciclismo y la carrera a pie. Ya hice cada uno aparte, y el reto es juntarlos en una gran carrera. En Colombia hacía mucho ciclismo a altitud, entonces eso debió haber ayudado a mi cardio… ¿sí?

A menudo cuando yo estaba viajando me estaba diciendo que me gustaría visitar más Europa, incluso Francia. Un triatlón justifica perfectamente visitar una región rural en un contexto de descubrimiento lleno de adrenalina. Porque soy gran amante de los Pirineos, busqué el viaje en coche compartido (“covoiturage”/Blablacar), luego me inscribí en el triatlón en Les Angles, en algún lugar entre Andorra y Perpiñán. ¡Ahora todo lo que queda por hacer es entrenarme!

Espera dos segundos… porque el segundo reto del triatlón es recoger una lista enorme de material necesario por sitios de venta de segunda mano sin gastar centenas de euros:

  • bicicleta de carreras
  • traje de triatlón
  • traje neopreno que nos ponemos por encima
  • tenis nuevos (los que tenía remontan de cinco años atrás)
  • reloj hermético con miles de funciones
  • gafas de natación
  • gafas de sol
  • dulces nutricionales que comemos durante la carrera
  • zapatos de bicicleta (todavía queda para comprar)

… ¡encima de la cuota de la carrera!

Mi primer ensayo

Estoy esperando mi triatlón olímpico el 7 de julio (1500 m/40 km/10 km), pero antes quise probar un pequeño triatlón local (700 m/27 km/5 km) et encontré solamente dos semanas antes exactamente eso. (¡FOTOS ABAJO!)

La fecha coincidía con cuando había reservado mi examen del código de conducta, pero propuse el día a mis padres, que estuvieron en Agde conmigo esta semana por buena suerte, y se apuntaron para llevarme al código a las 9 de la mañana, luego al triatlón a las 3 de la tarde, para una salida de carrera a las 5. La primera prueba (el código) estaba en el camino hacia la segunda, entonces mi solicitud los pareció razonable, y pasamos un día precioso. La atmósfera del triatlón fue como un pequeño festival con cerveza artesanal para los espectadores y ventas y consejos de equipo para los más serios.

Mi mejor tontería de la semana

Para conducir hasta el triatlón, tuvimos que desmontar las ruedas de mi bici para meterla en el coche alquilado, y tuve que viajar con ella en mi regazo. Estuve estresada, tenía al menos 25 piezas de equipo para acordarme, y después de haberme vestido al lado del coche en mi traje de triatlón (que asemeja mucho a un traje de superhéroe), tiré mi gran bolsa al baúl del coche, e instalé las ruedas en mi bici con la rueda de atrás al revés, sin notar.

Instalé mi equipo en el “parque de bicicletas” donde los competidores volvimos entre cada disciplina (natación -> bici -> correr) para cambiarnos. Felizmente una voluntaria en el parque se dio cuenta de mi grave error cuando yo estaba atando mis tenis, después del nado, y me ayudó voltear mi rueda, la cadena en contacto con los cambios. Cubierta de aceite negro de bici, como es mi hábito, acabé la carrera en 2h 14min! Eso incluye 19 min de nadar, 1h21 de bici y 27 min de correr.

El triatlón es un deporte donde nos comparamos a nosotros mismos y no a los otros, pero bueno, estuve 339 de 409 competidores. Por el sitio puedo ver que los competidores fueron alrededor de un cuarto mujeres. Si yo fuera competitiva, mencionaría que habría posicionado mejor si no hubiera perdido 8 minutos arreglando mi rueda. ¡Sin embargo lo importante es que disfruté mucho, no me lesioné, y para mis capacidades logré buenos tiempos!

El deporte es muy malo para la salud

Me ocupo de mis heridas de entrenamiento: desde mi primer pequeño triatlón compré un traje de neopreno de segunda. Lo probé dos veces en el mar, y me dejó grandes llagas en mi cuello y al lado de mis senos. Eso es porque el traje tira y raspa la piel, ¡y es muy muy doloroso!

Hablé con dos amigos que han hecho triatlones, Rey (que me guía como entrenador también) y Stephen. Los dos me dicen que este tipo de quemada es normal y tiene esencialmente que lubrificar la piel y su traje antes de ponérselo. Estuve conmocionada que no sabía algo tan sencillo y mecánico sobre su funcionamiento, ¡que me hubiera ahorrado tanto dolor! Ahora estoy aplicando cremas con ritual, esperando que pueda volver a nadar en el mar.

¡Manejando!

Tuve mi primera clase de conducir ayer ¡y me encantó! Con un vendaje en mi cuello para esconder mi quemada de traje, expliqué al instructor que tengo 26 años, hice un doctorado en química, hablo tres idiomas, hago triatlón… y tengo miedo de conducir. A pesar de eso o por eso, me hizo sentir cómodo y nos reímos mucho. La sensación de conducir ha hecho volver las memorias de hace nueve años cuando tomé unas clases. Hace volver también las pesadillas regulares de accidentes de coche, pero ya yo sabía que tendría miedo, y tengo que combatirlo.

La rutina se instala

Como el ciclismo es la parte del triatlón más larga, y mi punto débil, estoy pasando horas y horas rodando en las carreteras de campo y las ciclovías bordeando la playa. Es muy buena meditación para los hiperactivos como yo que no pueden meditar en una sala. Yo charlo con otros ciclistas a veces, y aun tuve la oportunidad de proponer a una mochilera italiana venir dormir en casa una noche (los orígenes de Couchsurfing.com).

Yo hago la casa mi casa. Instalé una hamaca en el jardín y escucho música latina a todo momento para acordarme de Colombia.

Organicé varios otros viajes en Europa este verano. ¡De hecho tengo uno casi cada dos semanas hasta septiembre!

Espero que este ejercicio de escribir este blog me acerca a todos estas personas preciosas en mi vida de quien la distancia nos separa todavía a mi pena. Escribo para ustedes.

1 réflexion sur « Agde – Normalité, tranquillité, sans responsabilité »

  1. Just read your blog: what you say about us is very kind: thank you. I don’t really feel sorry for your athletic injuries/pains. If you were a calmer person, you wouldn’t have to do so much competitive sport to keep yourself calm/happy/content.
    Please do us all a favour and don’t play your South American music too loud in the garden. There are a lot of people who treasure their peace in their gardens and on their balconies. They don’t actually care about your enthusiasm for Colombia (even if you may find that hard to believe).
    Glad that you’re having a good time at our house in Agde. Just remember, try not to take over. We’re now in need of a tree trimmer who can professionally prune/trim the big yucca plant in the of the kitchen window. We did have a local firm prune the eucalyptus last year, but I’ve lost their card. Can you look in the Agde services directory (on the kitchen work top) and find us a company/individual who could do this short job and take away the refuse. I think it would take less than a half hour for a pro to do. I don’t remember the name of the tree trimmers who came last year, but the boss was a Belgian with what I took to be a Flemish name. His crew were very good. If you could identify them by their entry in the trades directory, I would be grateful if you rang him and organised a visit some time between 14 and 19 June. Thanks!
    I’d also be grateful to have a list of the dates when you will be away from Agde, on holiday or in Paris. I know you told me some, but I don’t seem to have kept them. Latest news is that Jackie’s phone has died. She’s been able to talk her service provider into giving her an upgrade to a new phone, for only a small fee upfront. It may or may not be delivered before we fly to France on Thursday.
    Hope your neck bruise is healing! Enjoy the hammock.
    A bientot,
    Michael
    ________________________________

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